L'été américain : Cars, cars, cars!
Par Steph, samedi 19 juillet 2008 à 01:25 :: Blabla :: #171 :: rss
Une chose est sure au moins, c’est qu’aux US, la voiture, c’est toute une histoire. Tout est plus grand, mais quand je dis grand, c’est grand. Hier matin, un pick-up se gare à coté de ma voiture, ses roues arrivaient au niveau de mon toit ! J’avais la calandre à hauteur de pare-brise ! Incroyable.
Le « sport-utility vehicle », alias le pick-up, est d’un commun. C’est toujours assez impressionnant. J’ai déjà parlé du Dodge Ram, il y a des Chevrolet aussi, ou Ford. Toujours avec un bruit de V8 qui marque bien son territoire. Les Corvette de toutes les générations, mais aussi les nouvelles réincarnations des Chrysler 300C aux jantes démesurées et chromées, des Ford Shelby GT Mustang se rencontrent dans la rue sans même que ça ne surprenne personne. Voir rouler et vrombir une Corvette genre 1973 en vrai, là à quelques mètres, c’est toujours sympa.
Le « sport-utility vehicle », alias le pick-up, est d’un commun. C’est toujours assez impressionnant. J’ai déjà parlé du Dodge Ram, il y a des Chevrolet aussi, ou Ford. Toujours avec un bruit de V8 qui marque bien son territoire. Les Corvette de toutes les générations, mais aussi les nouvelles réincarnations des Chrysler 300C aux jantes démesurées et chromées, des Ford Shelby GT Mustang se rencontrent dans la rue sans même que ça ne surprenne personne. Voir rouler et vrombir une Corvette genre 1973 en vrai, là à quelques mètres, c’est toujours sympa.
Avec la voiture, ici, on fait tout. On va au travail bien sûr. On poste ses lettres. On retire de l'argent aux distributeurs. On commande à manger, et on mange, on boit. On peut voir un film de cinéma. On peut même aller à la messe il parait. On va d’un bout à l’autre du pays. On va aussi juste au resto d’à coté parce qu’on se rend compte qu’il n’y a rien ou presque pour les piétons. On prend sa voiture comme on prendrait son vélo. D’ailleurs, pour plus de facilité (mais aussi pour pouvoir faire chauffer un peu à l’avance pendant les mois d’hiver) on peut démarrer sa voiture depuis l’extérieur sur certains modèles. Déjà vu au Québec, mais c’est toujours marrant…
On fait tout, et tout est prévu pour, forcément. Les routes sont larges, voire très larges (l’avenue de « base » fait deux fois deux voies, l’autoroute de deux fois 4 ou deux fois 6 voies n’est pas extraordinaire, en tout cas de ce coté-ci des US, la coté nord-est. Et elles sont gratuites. Seul le franchissement de certains ponts ou tunnel est payant, de l’ordre de $2. On entre donc sur les voies rapides hyper facilement, on en sort tout aussi facilement. Bref, c’est sans se prendre la tête…
Quoiqu’il faut tout de même connaître un peu le coin, ou avoir au moins une carte, car ce sont les routes qui sont indiquées, pas les directions, ou alors seulement les principales, genre New-York, Washington, etc… Une fois en dehors du réseau des Interstates, les panneaux indiquent le nom des voies (avenue, road, boulevard, highway…) et le cas échéant une direction générale (north, south, east, west)… mais très rarement la destination. Donc il faut savoir que pour aller à telle ville, il faut prendre la route 40, puis l’Interstate 95, sortie pour la 75, etc…
Au final, on a tout de même le temps de bien repérer tout ça. Ici, ça roule pépère ! Limitation de vitesse entre 45 et 65 miles par heure (environ 72 et 104 km/h), boite automatique et régulateur de vitesse. Faire de l’autoroute dans ces conditions, sur des deux fois 4 voies, c’est peinard, surtout que tout le monde ou presque roule à la même vitesse, ce qui fait que même avec un trafic chargé comme sur la Washington Beltway (le périph’ de Washington), ça roule bien et sans heurts. Et même dans la capitale fédérale, aux rues perpendiculaires, diagonales et en sens unique de façon aléatoire, ça se fait sans stress. J’ose à peine imaginer un américain n’ayant connu que ça débarquant sur l’A6 ou l’A7 en été, ou pire, en plein Paris ou Toulouse!!
On en arrive à comprendre, vu la facilité et l’étendue des villes, des installations, les distances considérées, comment la voiture a pris autant de place dans le mode de vie américain. Qui de l’œuf ou de la poule est apparu en premier, à savoir les grandes autoroutes et routes ou les grandes bagnoles, on ne sait pas vraiment. Quoiqu’il en soit, tout cela commence à être remis en question ces derniers temps avec l’augmentation du prix du pétrole qui tend à faire réfléchir un peu plus les américains quant à l’utilisation de leur véhicule, et quel véhicule ils utilisent. Pour preuve, General Motors se mord les doigts en ce moment avec sa marque Hummer, des véhicules énormes et surtout gloutons, qui ne se vendent plus et pire, qui sont maintenant le symbole de gaspillage et de non-citoyenneté écologique. Une nouvelle ère serait-elle en train d’émerger? Il n’y a en tout cas que le dollar qui peut forcer les gens à changer leurs habitudes…
On fait tout, et tout est prévu pour, forcément. Les routes sont larges, voire très larges (l’avenue de « base » fait deux fois deux voies, l’autoroute de deux fois 4 ou deux fois 6 voies n’est pas extraordinaire, en tout cas de ce coté-ci des US, la coté nord-est. Et elles sont gratuites. Seul le franchissement de certains ponts ou tunnel est payant, de l’ordre de $2. On entre donc sur les voies rapides hyper facilement, on en sort tout aussi facilement. Bref, c’est sans se prendre la tête…
Quoiqu’il faut tout de même connaître un peu le coin, ou avoir au moins une carte, car ce sont les routes qui sont indiquées, pas les directions, ou alors seulement les principales, genre New-York, Washington, etc… Une fois en dehors du réseau des Interstates, les panneaux indiquent le nom des voies (avenue, road, boulevard, highway…) et le cas échéant une direction générale (north, south, east, west)… mais très rarement la destination. Donc il faut savoir que pour aller à telle ville, il faut prendre la route 40, puis l’Interstate 95, sortie pour la 75, etc…
Au final, on a tout de même le temps de bien repérer tout ça. Ici, ça roule pépère ! Limitation de vitesse entre 45 et 65 miles par heure (environ 72 et 104 km/h), boite automatique et régulateur de vitesse. Faire de l’autoroute dans ces conditions, sur des deux fois 4 voies, c’est peinard, surtout que tout le monde ou presque roule à la même vitesse, ce qui fait que même avec un trafic chargé comme sur la Washington Beltway (le périph’ de Washington), ça roule bien et sans heurts. Et même dans la capitale fédérale, aux rues perpendiculaires, diagonales et en sens unique de façon aléatoire, ça se fait sans stress. J’ose à peine imaginer un américain n’ayant connu que ça débarquant sur l’A6 ou l’A7 en été, ou pire, en plein Paris ou Toulouse!!
On en arrive à comprendre, vu la facilité et l’étendue des villes, des installations, les distances considérées, comment la voiture a pris autant de place dans le mode de vie américain. Qui de l’œuf ou de la poule est apparu en premier, à savoir les grandes autoroutes et routes ou les grandes bagnoles, on ne sait pas vraiment. Quoiqu’il en soit, tout cela commence à être remis en question ces derniers temps avec l’augmentation du prix du pétrole qui tend à faire réfléchir un peu plus les américains quant à l’utilisation de leur véhicule, et quel véhicule ils utilisent. Pour preuve, General Motors se mord les doigts en ce moment avec sa marque Hummer, des véhicules énormes et surtout gloutons, qui ne se vendent plus et pire, qui sont maintenant le symbole de gaspillage et de non-citoyenneté écologique. Une nouvelle ère serait-elle en train d’émerger? Il n’y a en tout cas que le dollar qui peut forcer les gens à changer leurs habitudes…
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