L'été américain : National Air & Space Museum
Par Steph, lundi 21 juillet 2008 à 03:11 :: Aviation :: #174 :: rss
Chic, un tour à Washington? A Washington DC, il y a plein de musées, mais quand on s'intéresse à l'aviation depuis des années, il y en a un qu'on vise plus particulièrement : le National Air & Space Museum. Faisant partie d'un ensemble de musées du Smithsonian Institut, il se situe à deux pas du Congrès et de son Capitole, sur le "Mall", la grande esplanade qui relie le Capitole au Lincoln Memorial, en passant par la Maison Blanche, au coeur de la capitale fédérale des Etats-Unis. C'est donc là le bâtiment principal, mais le musée comprend un autre bâtiment, beaucoup plus récent celui-là puisqu'inauguré en 2003, situé à l'aéroport international de Washington-Dulles, à l'ouest de la ville.
Un tour dans chacun de ces bâtiments, le National Mall Building et le Udvar-Hazy Center (du nom du principal contributeur financier) s'imposait et on n'est pas déçu, c'est le moins qu'on puisse dire. Comme pour un musée d'art classique, ou d'art contemporain digne de ce nom, la densité des pièces plus belles et plus célèbres les unes que les autres au mètre carré est impressionnante. Et on a presque le vertige à imaginer la concentration de légendes de l'Aviation réunis dans un même lieu. (photos inside)
Un tour dans chacun de ces bâtiments, le National Mall Building et le Udvar-Hazy Center (du nom du principal contributeur financier) s'imposait et on n'est pas déçu, c'est le moins qu'on puisse dire. Comme pour un musée d'art classique, ou d'art contemporain digne de ce nom, la densité des pièces plus belles et plus célèbres les unes que les autres au mètre carré est impressionnante. Et on a presque le vertige à imaginer la concentration de légendes de l'Aviation réunis dans un même lieu. (photos inside)
Au National Mall Building, on entre directement dans le vif du sujet, avec un hall d'entrée "décoré" par le X-1 de Chuck Yeager qui a passé pour la première fois le mur du son en 1947,
; le Ryan "Spirit Of St Louis" avec lequel Charles Lindbergh traversa l'Atlantique en 1927; le module de commande "Columbia" de la mission Apollo XI qui ramena Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Mike Collins sur Terre après leur voyage vers la Lune en 1969; le SpaceShipOne, le premier véhicule spatial privé à être allé dans l'espace en 2004; le X-15, un avion-fusée dans la lignée des X-planes qui atteint Mach6 aux frontières de l'atmosphère dans les années 60; la capsule Mercury "Friendship 7" dans laquelle Alan Shepard devint, quelques semaines après Youri Gagarine, le premier américain dans l'Espace en mai 1961; le Airacobra, le premier avion à réaction américain...
Voilà, on est prévenu : ce qu'on verra ici, c'est pas du petit matériel : chaque pièce est une histoire en elle-même, par ce qu'elle symbolise, par celui ou celle qui l'a piloté (Shepard, Yeager, Armstrong, Earhart, Lindbergh, les Wright etc...), par le bond technologique associé, par sa popularité... On est dans une sorte de Louvre où les objets sont bien présentés, en plusieurs zones dédiées tantôt au premier vol des frères Wright, à la guerre du Pacifique, à la vie sur un porte-avion, à l'ère Apollo et la conquète de l'Espace, au transport aérien... Le National Mall est de plus totalement gratuit, c'est donc pas étonnant qu'il soit un des musées les plus populaires de Washington DC.
Le Hall Udvar-Hazy, à Dulles, est d'un genre légèrement différent, mais tout aussi remplis de pièces légendaires. Un hall en demi-tonneau d'un demi-kilomètre de long, entièrement neuf, à deux pas des pistes de l'aéroport international, voilà l'écrin. Et les joyaux? Bah, simplement un des Concorde d'Air France; le prototype du Boeing 707 (le Dash-80), le premier véritable gros avion de transport à réaction; le Boeing B-29 "Enola Gay" tristement célèbre pour être le bombardier qui a largué la première bombe atomique de l'Histoire; un avion-espion SR-71, l'un des chef-d'oeuvre de l'ingénieur aéronautique Clarence "Kelly" Johnson chez Lockheed, qui volait à Mach3 au-dessus des territoires soviétiques du temps de la Guerre Froide; la Navette Spatiale Enterprise, en fait la toute première, qui servit à valider le planeur mais qui n'alla jamais dans l'espace... Voilà pour les plus grosses pièces. Mais on trouve là encore parmi les "petites" pièces des morceaux uniques tels le Dornier Do335, énorme chasseur allemand, un P-61 Black Widow, un des premiers avions américains à être équipé d'un radar pour la chasse de nuit; un Aichi Seiran, hydravion japonais unique; le prototype X-35B, le JSF à décollage vertical etc etc etc...
Le nombre d'avions exposés est impressionnant, et on passe du planeur en bois et tissu à l'immense oiseau noir en titane, le SR-71 Blackbird. Il y a quelque chose que les américains savent faire, c'est bien mettre en valeur le patrimoine, et offrir un écrin de préservation, en tout cas à ce genre de machines, à la hauteur. Surement de bonnes choses à noter pour s'en inspirer pour le futur musée de l'aviation de Toulouse. On pourrait toutefois objecter que ce qui est présenté là est surtout américain, mettant en avant essentiellement les accomplissement des USA en aviation. Même s'il est vrai que les Etats-Unis sont à l'avant-garde de tout ce qui se fait en technologie aérospatiale depuis les années 1940, les toutes premières années étaient plutôt européennes, et les frères Wright ne sont pas, comme on l'entend dire parmi les visiteurs, l'incarnation de l'an 0 de l'avion. Alors oui, Otto Lilienthal est cité, tout comme Blériot (un Blériot XI est d'ailleurs exposé), et les pauvres résultats de l'aviation américaine lors de la Première Guerre Mondiale évoqués, mais bon...
Quoiqu'il en soit, on boude certainement pas son plaisir lors de cette visite éblouissante dont voici donc quelques photos, en attendant le plus gros qui attendra un peu, histoire d'avoir le traitement qu'il convient...
Voilà, on est prévenu : ce qu'on verra ici, c'est pas du petit matériel : chaque pièce est une histoire en elle-même, par ce qu'elle symbolise, par celui ou celle qui l'a piloté (Shepard, Yeager, Armstrong, Earhart, Lindbergh, les Wright etc...), par le bond technologique associé, par sa popularité... On est dans une sorte de Louvre où les objets sont bien présentés, en plusieurs zones dédiées tantôt au premier vol des frères Wright, à la guerre du Pacifique, à la vie sur un porte-avion, à l'ère Apollo et la conquète de l'Espace, au transport aérien... Le National Mall est de plus totalement gratuit, c'est donc pas étonnant qu'il soit un des musées les plus populaires de Washington DC.
Le Hall Udvar-Hazy, à Dulles, est d'un genre légèrement différent, mais tout aussi remplis de pièces légendaires. Un hall en demi-tonneau d'un demi-kilomètre de long, entièrement neuf, à deux pas des pistes de l'aéroport international, voilà l'écrin. Et les joyaux? Bah, simplement un des Concorde d'Air France; le prototype du Boeing 707 (le Dash-80), le premier véritable gros avion de transport à réaction; le Boeing B-29 "Enola Gay" tristement célèbre pour être le bombardier qui a largué la première bombe atomique de l'Histoire; un avion-espion SR-71, l'un des chef-d'oeuvre de l'ingénieur aéronautique Clarence "Kelly" Johnson chez Lockheed, qui volait à Mach3 au-dessus des territoires soviétiques du temps de la Guerre Froide; la Navette Spatiale Enterprise, en fait la toute première, qui servit à valider le planeur mais qui n'alla jamais dans l'espace... Voilà pour les plus grosses pièces. Mais on trouve là encore parmi les "petites" pièces des morceaux uniques tels le Dornier Do335, énorme chasseur allemand, un P-61 Black Widow, un des premiers avions américains à être équipé d'un radar pour la chasse de nuit; un Aichi Seiran, hydravion japonais unique; le prototype X-35B, le JSF à décollage vertical etc etc etc...
Le nombre d'avions exposés est impressionnant, et on passe du planeur en bois et tissu à l'immense oiseau noir en titane, le SR-71 Blackbird. Il y a quelque chose que les américains savent faire, c'est bien mettre en valeur le patrimoine, et offrir un écrin de préservation, en tout cas à ce genre de machines, à la hauteur. Surement de bonnes choses à noter pour s'en inspirer pour le futur musée de l'aviation de Toulouse. On pourrait toutefois objecter que ce qui est présenté là est surtout américain, mettant en avant essentiellement les accomplissement des USA en aviation. Même s'il est vrai que les Etats-Unis sont à l'avant-garde de tout ce qui se fait en technologie aérospatiale depuis les années 1940, les toutes premières années étaient plutôt européennes, et les frères Wright ne sont pas, comme on l'entend dire parmi les visiteurs, l'incarnation de l'an 0 de l'avion. Alors oui, Otto Lilienthal est cité, tout comme Blériot (un Blériot XI est d'ailleurs exposé), et les pauvres résultats de l'aviation américaine lors de la Première Guerre Mondiale évoqués, mais bon...
Quoiqu'il en soit, on boude certainement pas son plaisir lors de cette visite éblouissante dont voici donc quelques photos, en attendant le plus gros qui attendra un peu, histoire d'avoir le traitement qu'il convient...
Commentaires
1. Le mercredi 23 juillet 2008 à 08:36, par AL
2. Le mercredi 23 juillet 2008 à 10:53, par Tukse
3. Le mercredi 6 août 2008 à 18:19, par oldwing
4. Le jeudi 7 août 2008 à 18:30, par Steph
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