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dimanche 20 janvier 2008

RIAT 2007, la suite 2...




voir aussi RIAT 2007 et RIAT 2007, la suite...

vendredi 18 janvier 2008

La perception du Transport Aérien.

Je continue ma petite série de billets concernant le transport aérien, son futur, son passé, son impact, et tout et tout. Là, je m'intéresse, à la lecture de cette enquête, à la perception qu'a le public, en France, du transport aérien. Cette enquête, ce sondage donc, a été réalisée à la demande de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) et a été publié y a à peu près un an.

En résumé, qu'est-ce qu'elle nous apprend? Que finalement, les gens ont une image d'évasion et de voyage de l'avion, et qu'ils en ont assez peu peur. On note aussi que la perception de l'impact du transport aérien dans l'économie est assez maigre, d'où les paradoxes qu'on peut voir depuis quelque temps lorsque des communes, appuyées par les riverains ou associations de riverains, tentent de fermer un aéroport en province. Car, et l'enquête le montre, si on doit noter des cotés négatifs à l'avion, c'est en premier lieu le bruit et ensuite la pollution locale. D'où quantité de riverains d'aéroports (ou de bases militaires) se plaignant, mais n'imaginant pas une seconde que la fermeture de la plate-forme aurait les mêmes conséquences économiques que la fermeture des mines du Nord en leur temps sur leurs zones d'influence...

Au passage, ces riverains/voisins d'aéroports ou d'aérodromes qui se montent en associations pour lutter contre la plate-forme du coin, ça me sidèrera toujours. Le plus parfait exemple en France pourrait être le voisinage de Roissy-Charles-de-Gaulle. A son inauguration, en 1974, il était situé en rase campagne. On était à 25km de Paris, ce sont des champs, et seul le village de Roissy-en-France était inquiet. Plus de trente ans plus tard, quand on observe la zone, on ne peut que constater que des lotissements entiers sont venus se blottir au coté des pistes (donc en connaissance de cause), et abritent nombre de mécontents fiers de passer à la télé pour raconter qu'au-dessus de leurs têtes toutes les minutes passe un avion. Incroyable. Sans aller jusqu'à cette extrême (il faut reconnaitre qu'en terme de trafic, CdG c'est pas rien), il suffit d'aller faire un tour sur une petite plate-forme du sud de la France qui a connu l'occupation allemande bien avant les lotissements, qui n'a pas d'autre trafic que du DR400 et de la Gazelle, et qui est à l'étude pour une liaison quotidienne en Low-Cost. Un décollage de 737 ou de 320 par jour, ça n'a jamais rendu sourd personne, mais ça permet de développer un tissu économique et d'ouvrir une région sur autre chose que la châtaigne et l'huile d'olive (aussi bonne soit-elle). Et bien non, il faut qu'il y ait des râleurs qui fassent d'ailleurs plus de bruit que les avions qu'ils sont censés combattre, et exagèrent voire dénaturent l'impact négatif que pourrait avoir ce développement local... Tout ça sans toutefois, on pourrait le parier, remettre en question leur utilisation de l'avion quand il s'agit d'aller se dorer la pilule au soleil de Guadeloupe...

Bref, j'arrête là l'aparté, mais qui n'est pas sans lien avec le sujet principal de ce billet (d'humeur?). Je terminerai sur l'aspect sécurité de l'enquête qui montre que globalement, le public perçoit les fouilles, contrôles et autre comme une contrainte à la majorité, mais une contrainte nécessaire à un écrasant 97%. On peut peut-etre voir là le magnifique travail médiatique, confinant parfois au bourrage de crâne, autour du thême sécuritaire, mais bon...

Une choses rassurante quand même c'est ce 94% de personnes interrogées qui associent avion et évasion... Encore la part du rêve...

lundi 14 janvier 2008

Le futur de l'Aviation

Nous assistons ces dernières années à une tardive prise de conscience de la part du public comme des autorités concernant notre environnement, notre action sur lui, et nos moyens d'éviter le pire. On entend parler de bio-carburants (j'y reviendrai prochainement), de véhicules propres, de centrales à charbon ou nucléaires, de développement durable, etc... Alors que le gouvernement vient de mettre en place une "taxe carbone", l'écologie, ou plutôt ce qu'on nous vend pour de l'écologie, devient un outil marketing... pour le meilleur ou plus souvent le pire. Si on se focalise sur les carburants d'origine fossile et leur utilisation, on peut reconnaitre qu'il y a des possibilités d'alternatives dans les transports tels que l'automobile ou le ferroviaire. Cependant, si on se penche sur l'aviation, on arrive vite à des considérations plus pessimistes...

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dimanche 13 janvier 2008

Un Airbus en Antarctique - Suite

Dans ce billet d'il y a quelques jours, je parlais du premier vol d'un Airbus vers l'Antarctique. Et bien, c'est le 11 janvier dernier que fut concrétisée la première ligne régulière vers le continent blanc. L'A319 inaugurait en effet cette ligne avec les premiers scientifiques transportés (les vols précédents n'étaient que des vols de validation) et également le ministre australien de l'Environnement et des Arts, Peter Garrett qui est, chose notable, l'ex-chanteur du célèbre groupe des années 80-90 "Midnight Oil"...

Le communiqué de l'Associated Press

samedi 12 janvier 2008

Le passager, quelle plaie!

Ce pourrait être la pensée des personnels naviguants, techniques comme commerciaux, sur les compagnies aériennes du monde. Bien que globalement, les vols se passent bien, sans heurts, il y a quelques fois des situations totalement incompréhensibles... On se souvient facilement du cas Delarue, qui sous l'emprise de l'alcool semble-t-il avait perturbé le calme de la cabine d'un vol. Mais ça concerne aussi le quidam moyen, qui dans son infinie sagesse et maîtrise de la chose, pense savoir ce qui est bon, sûr et bien pour lui et l'avion.

Ainsi, il y a quelques jours, sur un vol Air Canada, entre la côte ouest et la côte est du pays des caribous, plusieurs passagers se sont retrouvés volants dans la cabine, alors que l'avion de ligne (un A319) traversait apparemment une zone de turbulences coton! Et comme de coton le plafond n'était pas, il y a eu une dizaines de blessés légers... Quand on vous dit qu'il faut garder sa ceinture attachée, c'est notamment pour éviter ça. Mais y a toujours des passagers pour se dire qu'une fois en l'air, passé le moment du décollage, bah, autant faire comme à la maison...

Il y a quelques semaines, j'entendais l'histoire de ces quelques passagers ayant refusé d'embarquer dans un avion dont l'un des winglets (les petites ailettes verticales en bout d'aile) manquait manifestement. Alors que ce cas de figure est parfaitement documenté, prévu, et ce dès la conception, que l'équipage l'a expliqué clairement aux passagers recalcitrants, que le winglet avait surement du être retiré justement pour des raisons de maintenance ou de sécurité, ceux-ci se sont persuadés d'être plus à même de juger de la "dangerosité" d'une telle situation. C'est comme ces passagers d'un vol de Ryanair qui, voyant une flaque au sol sous l'avion, considère que c'est vraiment pas bon signe, et que l'avion doit avoir un problème grave. Bien sûr, il pouvait n'en être rien puisqu'il peut être fréquent qu'à la fin du remplissage des réservoirs de kérozène, l'excès soit évacué par des trop-plein conçus à cet effet, comme quand on fait le plein avec sa bagnole. Là encore, y a des baffes qui se perdent.

De manière plus dramatique, quoique finalement on ait évité la catastrophe, il apparait à la lecture du rapport sur l'accident du 340 d'Air France à Toronto en août 2005 que le comportement des passagers aurait pu conduire à une issue un peu moins heureuse. On note ainsi : "Lors de l’'évacuation d’'urgence d’'AFR358, de nombreux passagers ont récupéré leurs bagages à main. Du fait que les occupants devaient évacuer l’'appareil au plus vite, les bagages présentaient un risque de sécurité important. Les bagages peuvent empêcher d’'assurer l'’évacuation rapide et en bon ordre de l’'avion, endommager un toboggan d'’évacuation et augmenter le risque de blessures" (p.136 du rapport). Or il est indiqué dans les notices de sécurité qu'en cas d'évacuation, on laisse tout à bord. Mais "(...) les données existantes indiquent que moins de la moitié des passagers lisent les notices de sécurité." Il faudrait peut-être insister sur certains points aussi, au calme, car une fois en condition d'évacutation, c'est plus pareil, comme le montre toujours le rapport, page 63 : "Lorsque l’'issue R3 a été ouverte, le toboggan s’'est déployé mais il s’'est immédiatement dégonflé après avoir été perforé par des débris, ce qui rendait dangereuse son utilisation. Comme le PNC responsable fermait la porte de l'’issue, deux passagers ont forcé le passage et ont sauté à l’'extérieur par cette porte."

Il suffit de prendre la navette Air France et faire un petit constat. On a là une clientelle essentiellement constituée d'hommes d'affaires, costard-cravatte. Le personnel de cabine invite les passagers à suivre les démonstrations de sécurité, mais on vérifie rapidement que personne ou presque ne le fait. C'est vrai qu'au bout d'un moment, on les connait pas coeur, les trucs du genre issues de secours à l'avant, sur les cotés et à l'arrière, avec gestes associés... Mais bon, rien que pour connaitre le visage de celui ou celle qui pourrait être amené, comme sur ce vol de Toronto, à vous sauver la vie, ça peut être utile de leur consacrer quelques minutes... Et ça pourrait contribuer à ce que le passager ne soit finalement plus le plus grand danger pour lui-même.

samedi 5 janvier 2008

Un Airbus en Antarctique

En décembre dernier fut testée pour la première fois une liaison Australie-Antarctique en Airbus A319. Pratiquement 80 ans après le premier vol au-dessus du continent glacé (par Sir Wilkins), une piste de 4km de long a été construite sur la glace du pole sud, capable d'accueillir des avions de la taille d'un Airbus. C'est à l'initiative de l'Australie que l'ont doit ça, et ça devrait permettre d'établir une liaison régulière entre les deux continents pour les scientifiques.