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mercredi 6 août 2008

Les robots : Matrix

Dans mon billet précédent, je n’ai pas parlé de Matrix et pourtant on a là un cas intéressant. Si on prend l’univers de Matrix dans son ensemble, en tout cas dans son exploitation cinématographique en considérant Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Revolution et Animatrix, on constate que la machine, le robot, évolue dans le temps. Dans Seconde Renaissance, une des œuvres de Animatrix, la genèse de la Matrice est racontée chronologiquement, avec au départ des robots tout à fait humanoïdes, évoluant au service de l’Homme dans des applications telles que serveur, aide domestique ou main d’œuvre de chantier. Alors qu’en théorie, d’après sa programmation, un robot ne pouvait pas porter atteinte à l’Homme, le premier meurtre perpétré par un robot a lieu : pour assurer sa propre survie, le robot domestique B1-66ER tue son maître qui voulait le désactiver. Le procès qui s’ensuit est le point de départ de la scission entre les Hommes et les Machines, et finalement de la guerre opposant les deux mondes.

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Les robots

Etonnamment, on ne peut s’empêcher de craindre et d’adorer les robots. Et le cinéma est le reflet de ce double lien que nous entretenons avec la machine. Le robot en lui-même est surtout utilitaire. WALL-E, pour commencer avec la dernière « incarnation » du concept, est un robot-éboueur, chargé de compacter les déchets de la Terre pour en faire des cubes et des montagnes de cubes. Son but n’est rien d’autre que de réaliser un travail ingrat et difficile, ce pourquoi aujourd’hui la plupart des robots sont faits. De la même manière, C-3PO (ou Z-6PO en France) est un robot protocolaire dont l’utilité est la traduction simultanée de discussions, et ce dans des centaines de langues de la galaxie de Star Wars.

A partir de cette situation « sociale », le robot évolue au cinéma dans des seconds rôles (comme C-3PO) voire carrément dans des rôles titres (comme pour WALL-E ou Robocop). Dès lors, sa condition de machine utilitaire passe au second plan et une certaine humanisation intervient qui transforme la ferraille en héros. L’anthropomorphisme ici fonctionne comme un levier plus ou moins facile. Il est du coup intéressant de voir comment l’homme se reflète, se projette plus ou moins dans la machine, au fil des différentes représentations de robots à l’écran.

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dimanche 3 août 2008

L'été américain : Pixar

Je critique, je critique, mais au final, je suis pas le seul! Je suis allé récemment voir WALL-E, le dernier film des Studios Pixar. Un film d'animation 3D racontant l'histoire d'un petit robot compacteur de déchets, dernier "habitant" d'une planète Terre abandonnée par les hommes car ils croulaient sous les ordures en tous genres et la pollution. Ce petit robot nommé donc WALL-E (prononcer ouu-oooh-liii) voit son existence, après 700 ans de labeur, perturbée si on peut dire par l'arrivée d'un robot-sonde assez joliment profilé, nommé EVE. Alors qu'il n'était pas programmé pour cela au départ, le voilà qu'il tombe amoureux de cette "robote" à la iMac et qu'il déploie ses talents parfois maladroits de séducteur. Et ça porte ses fruits petit à petit, EVE s'attendrissant un peu pendant sa mission de recherche de vie organique sur Terre.

Là, ce n'est que le début, l'histoire se déroule ensuite au-delà même de l'atmosphère grise, jaune et poussiéreuse d'une planète ravagée, d'une ceinture de débris spatiaux tout aussi révélateurs d'une pollution omniprésente, dans les étoiles, à la rencontre des humains exilés dans leur vaisseau de croisière, lequel répondant instantanément à leurs moindres besoins, qu'ils soient de nourriture, de mode, de déplacement, etc... Après 700 ans d'un tel traitement, les derniers humains ne sont plus que de très proches cousins des lamantins, gros, aux membres atrophiés, enfermés dans le monde virtuel de la communication en réseau, sous la domination de la société de consommation qu'ils ont emporté avec eux dans l'espace.

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mercredi 30 juillet 2008

L'été américain : la question audiovisuelle

Alors qu'en France, ces derniers temps, on parlait pas mal de la suppression de la publicité sur les chaines publiques, il est clair qu'on ne sait pas ce que la publicité peut être tant qu'on n'a pas jeté un oeil sur le petit écran américain. Là, oui, on comprend, au bout d'une demi-heure, son calvaire.

C'est bien simple, la télévision US est un diffuseur publicitaire quasi-continu. Il ne se passe pas dix minutes sans qu'il y ait une interruption de pub! J'ai maintenant compris pourquoi il y avait, dans les séries américaines, une petite partie de l'épisode juste avant le générique : c'est que tout de suite après, il y a une coupure pub. Après cinq minutes environ de lavage de cerveau (j'y reviendrai plus loin), on revient à la série... pour dix ou quinze minutes, puis re-pub. Re-cinq minutes de lavage de cerveau, et on revient (on en était où déjà?)... pour dix ou quinze minutes, puis re-pub. Re-re-cinq minutes de lavage de cerveau (oui je sais, même à lire c'est gavant, hein?), puis on revient... pour le générique de fin!! Non mais ils se foutent de ma gueule ou quoi?!

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jeudi 24 juillet 2008

L'été américain : la peur du pétrole?

Un sujet récurrent des info américaines ces temps-ci, c'est la flambée du cours du pétrole, avec ses conséquences sur le porte-monnaie des automobilistes US. Et là, on touche à quelque chose de sacré pour les américains. Dans un pays qui ne conçoit la consommation que comme un art de vivre, voire une obligation, être obligé de restreindre cette consommation pour des raisons extérieures aux USA mêmes, c'est impensable. Et en tout cas ça fait mal sous la ceinture.

On le sais bien, et j'en ai déjà parlé, les véhicules personnels sont ici énormes et de notoriété publique, plus que gloutons. Le V8 est le moteur par excellence, les cylindrées de 4, 6 ou 8L pratiquement monnaie courante. Le Hummer, de General Motors, est une "invention" américaine, et sa consommation "raisonnable" de presque 16L aux 100km, de l'aveu même de son constructeur. Je viens de faire le calcul pour ma voiture de location, une "compact" tri-corps, et on arrive, alors que je conduis plus que raisonnablement ici, à un chiffre de 10L/100km. Des publicités télé vantent ce genre de consommation comme étant dans la fourchette basse, et une conso de 8L/100km est un argument de vente d'aujourd'hui.

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dimanche 20 juillet 2008

The American Summer : voiture, voiture, voiture!

Une chose est sure au moins, c’est qu'en France, la voiture, c’est toute une histoire. Tout est plus petit, mais quand je dis petit, c’est petit. Hier matin, une smart se gare à coté de ma voiture, ses roues ressemblaient à celle d'un scooter ! En fait, on peut la garer à la perpendiculaire du trottoir ! Incroyable.

La « berline compact » est d’un commun. Pratiquement aucun SUV. C’est toujours assez impressionnant. Je parlerai bien de la Renault Twingo, de la Smart, il y a les Peugeot 207 aussi, ou les Clio. Toujours avec un bruit de jouet qui manque un peu de virilité. Les Renault de toutes les générations, mais aussi les nouvelles réincarnations des Fiat 500 aux jantes ridicules, des 4L se rencontrent dans la rue sans même que ça ne surprenne personne. Voir rouler et pétarader une 2cv genre 1973 en vrai, là à quelques mètres, c’est toujours bizarre.

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samedi 19 juillet 2008

L'été américain : Cars, cars, cars!

Une chose est sure au moins, c’est qu’aux US, la voiture, c’est toute une histoire. Tout est plus grand, mais quand je dis grand, c’est grand. Hier matin, un pick-up se gare à coté de ma voiture, ses roues arrivaient au niveau de mon toit ! J’avais la calandre à hauteur de pare-brise ! Incroyable.

Le « sport-utility vehicle », alias le pick-up, est d’un commun. C’est toujours assez impressionnant. J’ai déjà parlé du Dodge Ram, il y a des Chevrolet aussi, ou Ford. Toujours avec un bruit de V8 qui marque bien son territoire. Les Corvette de toutes les générations, mais aussi les nouvelles réincarnations des Chrysler 300C aux jantes démesurées et chromées, des Ford Shelby GT Mustang se rencontrent dans la rue sans même que ça ne surprenne personne. Voir rouler et vrombir une Corvette genre 1973 en vrai, là à quelques mètres, c’est toujours sympa.

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jeudi 10 juillet 2008

L'été américain : Size Does Matter*

On n'écrit pas "usa". On écrit "USA". La taille des caractères marque combien tout peut être plus grand ici, aux Etats-Unis d'Amérique. Impressions...

Notre beau pays, la France, même si on veut nous faire croire qu'il est en train de partir en brioche sous les coups répétés du gouvernement-qu'il-est-trop-méchant ou du pétrole-qu'il-est-trop-cher ou du pouvoir-d'achat-qu'il-est-tout-fondu, notre beau pays donc est un vieux pays, construit au fil des siècles et des millénaires même. Les villes et leur architecture sont de bons indicateurs de l'histoire. Et de l'esprit européen, forgé par un territoire fini et une population dense. Tout est donc petit, concentré, exigu, étroit... bref, à taille humaine ou presque.

Aux USA, c'est tout de suite bien différent. Peut-etre tout cela vient-il du simple fait que, les immigrants arrivants sur une terre toute prete à les accueillir (après une bonne dose de "nettoyage ethnique" il faut bien dire) et presque infinie, ils n'ont pas eu vraiment à se soucier de restreindre leur emprise spatiale sur ce monde nouveau. Là, le voisin était facilement assez loin, la parcelle grande, et les maisons idem. Sans compter sur l'appetit finalement récent des américains pour le tape-à-l'oeil, le spectaculaire, le grandiloquent (je n'ai pas dit le grandiose).

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vendredi 6 juin 2008

Rencontre

Sous l'aile de l'agile bimoteur, on se protège paradoxalement du soleil du Vaucluse qu'on a tant attendu. Le spectacle est là-bas, un peu loin, mais l'idée est d'en profiter à distance, en bonne compagnie. L'homme discret est apparu sans bruit, dans sa combinaison légère noire. Ses cheveux grisonnants s'agitent au vent frais. Cet homme, je l'avais déjà croisé sous d'autres cieux, l'année précédente, en compagnie des deux personnes qui ont probablement eu le plus d'influence sur ma vie ces derniers mois. Ce jour-là, j'avais été à la fois surpris par sa simplicité et sa discrétion, et impressionné par l'idée de me retrouver là, au même moment, au même endroit.

Là, je suis tout aussi impressionné par sa présence, et ce qu'il représente à mes yeux. J'avais appris seulement quelques heures auparavant qu'il était là ce weekend. Evidemment, on ne prépare pas une rencontre de ce genre. Mais je suis simplement incrédule, planté ici, admiratif de cet homme dont je connais le travail depuis plus de vingt ans. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là, un peu comme une fan de George Clooney tombant face à lui à la machine à café? On lui dit "Bonjour, j'adore ce que vous faites, vous savez? Je suis votre plus grand fan!"... Moui, un peu bateau, n'est-ce pas? Et puis pas vraiment mon genre. Surtout avec une star du showbiz. Heureusement, l'homme n'en est pas une, loin de là, malgré sa renommée et son charisme.

Et puis mon classeur, celui contenant les tirages de mes meilleurs clichés (à mes yeux) arrive dans un coin de mon champ de vision, orienté vers cet homme que décidement je n'oserai jamais aborder. Je me souviens qu'au début de ce classeur figurent quelques images de mécaniques volantes et anciennes prises dans leur élément, depuis un siège très haut, un siège qui avait été occupé bien avant moi par l'homme aux traits connus du milieu. Pourquoi ne pas commencer par là? J'empoigne mon classeur et tel Arthur plein de courage avec Excalibur, m'arme pour briser le mur de la timidité. La conversation s'entame alors autour de ces photos, d'abord maladroitement. On commence comme on peu, moi j'ai ce "prétexte", d'autres ont leur sourire, d'autres encore leurs yeux revolver pour y arriver. Mais pourquoi pas parler photo après tout.

Nous discutons de notre monture commune, de l'honneur qui fut le mien de m'y installer un jour d'août, du plaisir que j'y ai eu, débutant mais serein, lors de cette séance de prise de vues unique. Lui a du connaitre ça il y a bien longtemps, puisque déjà ses clichés ornaient certaines parties de ma chambre, étant enfant. Nous parlons de son métier et de son statut. Il est, de son propre aveu, un des derniers de son genre, car l'époque qu'il a vécu ne se présentera plus jamais, la politique, la stratégie, l'industrie, le monde sont différents. Il est clair que la variété des opportunités s'amenuise insensiblement. Sa carrière a néanmoins encore de beaux jours devant elle, et est pour le moins ornée de superbes prises, de témoignages uniques, de part leurs qualités graphiques, techniques, historiques. Autant de commandes d'industriels, de sponsors, d'armées qui savent à qui ils s'adressent, et ce qu'ils obtiendront immanquablement. L'homme est sincère et bavard, dans un anglais irréprochable nous abordons d'autres sujets, comme l'évocation de mon attrait pour son pays natal. Il me confie son sentiment triste concernant l'occidentalisation de celui-ci, et m'indique que d'autres pays voisins sont désormais à ses yeux de meilleurs gardiens de la tradition asiatique...

Plus rien autour n'existe. Je suis happé par le moment, la rencontre avec un modèle qui me semble finalement d'une accessibilité déconcertante, d'une ouverture rassurante, d'une sincérité captivante. Je ne sais pas combien de minutes se sont écoulées. Je me surprends dans mes questions et profite, quitte à en poser une un peu idiote peut-être, ou dont je connais la réponse, pour prolonger la discussion. Finalement, le devoir l'appelant, nous finissons par échanger nos cartes de visite, et nous prenons congé l'un de l'autre.

Retour à la réalité. Il m'est alors difficile de vraiment réaliser. Et encore moins de transmettre ce que viens de vivre. C'est ainsi. Il n'est pas dans mon tempérament de me répandre en cris et délires psychotiques à la manière d'une groupie de star de rock allemand. Ceux qui me connaissent le savent. Et ils savent que cette rencontre avec une des rares personnes faisant autorité dans ce métier de photographe d'aviation est classée définitivement dans la case de moments importants et inoubliables. Ainsi est ma rencontre avec le maître Katsuhiko Tokunaga...

lundi 5 mai 2008

Entre air et eau...

Le ronronnement des moteurs à pistons se faisait entendre maintenant depuis plusieurs heures, mais malgré tout c'était toujours une agréable musique, symbole sonore d'une aviation d'un autre temps. Le regard clair de la jeune pilote ne pouvaient s'empêcher de se perdre à l'horizon sur cette océan vert et brun. Le soleil était sur son déclin, et annonçait une belle soirée dorée. Ils volaient en direction du levant, vers l'étape du soir.

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mercredi 10 octobre 2007

Polémique!

Pffff... Raz le bol! Raz le bol de ce tapage médiatique autour de la moindre broutille montée en épingle! Raz le bol des médias médiocres! Raz le bol des polémiques à deux balles! Là, avec le coup d'hier avec le franc parler d'une personne qui n'en a jamais manqué, une polémique qui ne sert qu'à faire vendre des journaux et brasser du vent. Car depuis des semaines, il ne s'en passe pas une sans sa polémique. De la plus ridicule à la plus improbable. On en rigole encore, de cette polémique sur les couleurs des maillots de joueurs de rugby! Que dire de cette polémique sur les chiens qu'on découvre dangereux! Polémique sur la faillite de l'Etat! Polémique sur le discours de rigueur d'un ministre! Polémique par ci, polémique par là! Tout ça semble bien superficiel et inutile! On en oublie, on en masque les vrais débats, les vrais problèmes le plus souvent.

Tout ça reflète-t-il plus la médiocrité de la couverture médiatique du pays que la médiocrité du débat? Hummm... si je dis "les deux", j'ai bon? Pfff... Raz le bol....

dimanche 7 octobre 2007

Droit dans le mur?

L'autre soir je regardais un doc sur Arte. Ca parlait du problème qui nous vient droit dans la face, à savoir la pénurie de pétrole, et donc de carburant. Le reportage était axé voiture, et donc forcément ça parle à tout le monde. On y disait notamment que l'automobile était aujourd'hui le plus gros consommateur de carburant fossile, et que ça n'allait pas s'arranger. En effet, autant dans nos pays occidentaux,l'usage de la bagnole est bien ancré mais aussi de plus en plus décrié, dans les pays dits émergeants comme la Chine ou l'Inde, c'en est seulement au début. Certaines prévisions estiment que rien que le parc automobile chinois pourrait, d'ici 2050, constituer 500 millions de véhicules, ce qui est aujourd'hui ce qu'on peut trouver sur l'ensemble de la planète!! En Inde, c'est kif-kif...

On voit bien, dès lors, où réside le problème, ou plutot les problèmes. Déjà en Chine, la pollution est catastrophique dans certaines grandes villes. On imagine ce que ça donnerait dans dix ans. La pollution de l'air est donc le premier problème. La raréfaction, et donc le prix du pétrole est le second. Avec une Chine et une Inde glouttones, et l'ensemble du monde occidental continuant à bruler l'or noir au taux d'aujourd'hui, et sans possibilités d'étendre les capacités de forages "à bas prix" inconsidérément, le tarif du litre d'essence va s'envoler. Ca touchera donc non seulement nos caisses, mais évidemment le transport aérien, l'énergie de chauffage...

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mercredi 3 octobre 2007

50 ans plus tard...

Demain, 4 octobre 2007, nous feterons les 50 ans du premier satellite artificiel de la Terre. En 1957, c'est donc Spoutnik, le satellite soviétique devenu célèbre dans le monde entier, qui ouvre l'ère spatiale. Oh, il ne vivra pas longtemps là-haut (même pas un an), mais après lui viendront d'autres Spoutnik, d'autres satellites, de plus en plus gros, de plus en plus loin, de plus en plus puissants.

Cinquante ans ont donc passé depuis cet "exploit" des soviétiques, cette humiliation des américains, ce début de l'aventure. Et cinquante ans c'est à la fois peu et beaucoup. A l'échelle des temps géologiques, oui forcément c'est rien, ou presque. Non, c'est vraiment rien en fait. A l'échelle de l'Histoire humaine, 50 ans c'est pas grand chose non plus. Il faudra comparer ça à la durée de l'Empire Romain, ou au temps qu'il fallait pour construire les cathédrales. Mais en même temps on commençait à s'habituer à ce que les années passent avec l'accélération des progrès technologiques, à ce que dès qu'une invention apparaissait, son application à large échelle ne soit qu'une affaire de quelques années. On s'imaginait, dans les années 60, courir en combinaison sur la Lune à l'horizon 2000. On imaginait les hotels spatiaux, les voitures volantes, les visiophones partout...

Qu'en est-il donc de ce progrès promis? Cinquante ans après le lancement de cette petite sphère de métal primitive de 83kg, sommes-nous sur la Lune? Allons-nous visiter Mamie avec notre voiture volante? Non. Comme le disait Burt Rutan, on se traine, et même on régresse, en tout cas dans le domaine de la conquète du ciel et de l'espace. Ceci dit, il faut voir quand même que les progrès du début ont été fulgurants, probablement la plus grosse accélération d'idées et de technologie de l'Histoire Humaine. Prenons du recul, et calculons. 1957. 1969. Douze ans. Il n'a fallu que douze ans entre le premier satellite et l'empreinte de pas sur la Lune. En France, en douze ans, on n'a à peine pu passer du prototype du Rafale à sa mise en service... 1961. Un mec, né d'ailleurs le même jour que moi (mais pas la même année, hein!) posait ses fesses au sommet d'une fusée pour être le premier homme en orbite. Encore un soviétique, pour le coup, et une vilaine moue du coté de l'Oncle Sam...

Les prospectives sont ainsi toujours hasardeuses. Forcément, on se base sur les données disponibles au jour de leur élaboration. Et on n'imagine forcément pas l'inimaginable. Et donc l'avenir est tel que nous le faisons, jour après jour, dans les projets, dans les décisions de tous les jours, dans les envies, dans les défis. L'Amérique d'aujourd'hui semblait s'être lancé un défi pour relancer l'avenir, à savoir retourner sur la Lune pour de bon cette fois. Parce que la première fois, c'était vraiment pour le fun, le prestige, le nationalisme. Sans interêt commercial, les vols vers notre satellite naturel se sont vite arrétés. Mais finalement peut-etre qu'il y a quelque chose à en tirer... Il y a en tout cas toujours quelque chose qui grandit l'Humanité quand elle décide d'aller de l'avant, de se défier elle-même, de dépasser la frontière de notre ignorance. Il y a quelque chose à en tirer, peut-être pas mesurable en dollars, en tout cas pas tout de suite, mais c'est comme ça que la civilisation évolue.

Quoi qu'il en soit, il y a cinquante ans, c'est un automate qui mettait la preuve de l'existence de l'Humanité dans l'Espace, en orbite. Aujourd'hui, les preuves qu'un jour, sur une petite planète tournant autour d'une étoile moyenne, une vie intelligente a existé sont des robots. Evoluant au plus loin de leurs géniteurs, les sondes Pioneer et Voyager s'enfoncent toujours de plus en plus loin dans l'Espace. Sur Mars, les deux robots Opportunity et Spirit arpentent le sol de notre voisine jour après jour. Le débat de l'Homme dans l'Espace est toujours un débat animé, opposant les pour et les contre à coup d'arguments rationnels, financiers, scientifiques... Mais il n'empêche, les rêves n'ont que faire de la rationnalité, des finances ou de la science... Il faut encore espérer que ce sont des rêves qui font l'avenir...

PS : A noter, samedi 6 octobre, sur Arte, une soirée "Les années Spoutnik"...

dimanche 30 septembre 2007

Inspiration

Dans un récent billet, Robin parlait de l'aventure de SpaceShip... Alors que l'un des gars, et pas le moindre, de l'aventure est encore aujourd'hui porté disparu (je parle ici de Steve Fossett), penchons-nous sur cette conférence donnée par Burt Rutan, l'inventeur fou des machines volantes de ScaledComposites dont fait justement partie le SpaceShipOne et bientot le SpaceShipTwo...

Les propos de Mr Rutan sont interessants à plus d'un titre, et traitent principalement de l'évolution future du vol spatial, mais surtout de l'inspiration. Car les hommes qui feront l'aviation et le vol spatial de demain sont les enfants d'aujourd'hui. Quand Rutan était enfant, Werner Von Braun concevait la fusée géante SaturnV qui emmena des hommes sur la Lune. Quand Werner Von Braun était enfant, c'était les premiers pas de l'aviation, ou presque...

Et qu'est-ce que nos enfants d'aujourd'hui voient, qu'est-ce qui les inspirent? Des rappeurs gangsters qui ramassent les dollars à la pelle en produisant une soupe commerciale diffusée en boucle sur les radios? Des filles-à-papa dont les frasques remplissent les pages de journaux infectes participant à la déforestation continue? Des sportifs d'un jour vantant les mérites d'un abonnement téléphonique? Les exploits horrifiques d'une bande d'allumés de Dieu s'employant à déverser sur le monde leur frustration et leur haine? Hum.... Tout le monde se fout de savoir qui vole en ce moment au-dessus de nos têtes dans la Station Spatiale Internationale... Tout le monde se fout de voir la Navette Spatiale voler... Ah non, c'est vrai, il aura fallu le désastre de Columbia pour que le public se souvienne qu'il y a quand même une poignée d'hommes et de femmes sur Terre qui tente encore de developper notre présence au-delà de l'atmosphère de notre petit berceau malade... Et là oui, les médias sont aux aguets. Le suspense est insoutenable. Vont-ils reussir à rentrer sur Terre?

Les enfants d'aujourd'hui ont besoin d'une nouvelle inspiration. Et Burt Rutan veut la leur fournir. Espérons que son entreprise ne soit pas vaine.... je vous invite donc à l'écouter (en anglais, désolé).

lundi 30 avril 2007

Astuce

Pour ceux qui ne le saurait pas, sous Internet Explorer ou Firefox, un coup sur le touche F11 permet de passer en mode "plein écran", ce qui permet de voir le site et les photos un peu plus confortablement... ;o)