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mardi 5 janvier 2010

Futurologie



Nous voilà en 2010. Soit dix ans après l'épisode pathético-comique du passage à l'an 2000, et du fameux bug associé, qui devait nous plonger dans la chaos le plus total. Cela faisait probablement partie de l'hystérie millénariste collective liée au changement de millénaire, sinon réel du moins en chiffres. Car quand on parlait de l'an 2000 au XXème siècle, ça avait toujours une connotation futuriste associée à une idée de rupture. Changement de siècle, changement d'époque, changement de vie. Dès le début des années 1900, l'anticipation nous projetait dans un monde de technologie, de vie moderne et facile, de bonheur, avec voitures volantes et fusées lunaires. La science-fiction nous emportait toujours plus haut, plus vite et plus loin. L'an 2000, l'horizon du futur réjouissant.

Quelque part, la fin du XXème siècle nous a apporté tout ça. Les voitures volantes existent, certes peut-être pas sous la forme qu'on nous avait vendu, mais certains prototypes existent, et on peut presque considérer les avions de tourismes, les ULM comme l'incarnation de ces fantasmes de mobilité accessible. Le roman futuriste de Jules Verne "De la Terre à la Lune" s'est vu concrétiser quelque cent ans après sa parution, l'occasion en cette fin de décennie 1960 de plonger le monde dans un état inédit de communion, des milliards de paires d'yeux lever vers le ciel (et accessoirement rivés sur un écran de télévision) pour célébrer le premier pas de l'Homme sur la Lune. Les trains rapides, les avions supersoniques, les robots, les machines déchargeant l'Homme des taches les plus rudes, que ce soit à l'usine ou à la maison, tout un ensemble de progrès techniques et technologiques qui nous avait été promis pour 2000. Nous devions voler, vivre en harmonie, dans des maisons sous-marines, ou dans des colonies sur la Lune. L'an 2000 était l'utopie inscrite sur l'agenda.

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vendredi 23 octobre 2009

Voyage en plastique

Ce qu'il restera de notre civilisation, dans 500 ans, dans 1000 ans, dans 5000 ans, c'est une sorte de sable. Un sable multicolore, qui n'a rien de naturel. Un sable de plastique. Ce matériau né avec le pétrole se retrouve aujourd'hui partout sur Terre. Bien sur sous les doigts qui écrivent ce texte, dans la bouteille d'eau que vous avez sur votre table, dans l'appareil que vous avez contre votre oreille. Mais aussi, et peut-être surtout maintenant, dans la nature. Des capsules de bouteille, des fragments de sacs, des lambeaux de brosse à dents. Le sable, le vrai, le minéral, en est infesté. Tout comme la roche est érodée et se transforme en grains de plus en plus fins, les plastiques se fragmentent sous l'action mécanique et physique des vagues, du vent et du soleil. Et comme le rapporte Alan Weisman dans son livre "Homo Disparitus" ("The World Without Us" en anglais), "le moindre bout de plastique produit dans le monde ces cinquantes dernieres années existe encore. Il se trouve quelque part dans l'environnement" (p.162). Et il indique qu'en 1998, Charles Moore effectua un échantillonnage dans le Grand Tourbillon du Pacifique Nord (entre Hawaii, le Japon, la Russie, l'Alaska, le Canada et les Etats-Unis) qui montra que la masse des débris de plastique, parfois non-visibles, à la surface de l'océan était six fois supérieure à celle du plancton...


Sur une plage, en hiver, sous nos cieux, vous êtes certain de trouver un morceau de plastique. Qui n'est jamais tombé sur un briquet, une capsule, un coton-tige? Si c'est le cas en Europe, en Corée ou en Californie, il ne faut pas perdre de vue que par le biais des courants marins, ça l'est aussi de l'autre coté du monde, dans un coin perdu comme Midway, en plein milieu du Pacifique. Là-bas, Chris Jordan y a photographié, stupéfait, des restes d'oiseaux. Des oiseaux dont on se demande si leur squelette n'était pas de plastique justement. Le contenu de leur estomac peut être un bon indice de ce qu'est la réalité de cette omniprésence du plastique...

Un travail photographique pas forcément ragoutant, mais à voir donc sur le site de Chris Jordan >
Chris Jordan Photography

mercredi 30 septembre 2009

Reinstallez l'application

Un travail plein d'humour et d'idées... Qui fait surtout réfléchir...

L'élevage à l'heure des biotechnologies...


samedi 26 septembre 2009

La question OGM


Certains se souviennent peut-être du documentaire-choc "Le Monde Selon Monsanto" qui était passé l'année dernière sur Arte. Une plongée dans le schéma stratégique de la multinationale d'agro-alimentaire américaine qui faisait froid dans le dos. La société est implantée partout dans le monde, et possède un siège européen sur le vieux continent. Ceci n'a pas fait beaucoup de vagues, et pour cause, Monsanto s'est fait discrète sur ce coup. Mais où est donc ce siège, vous me direz? Sacrée coïncidence, puisque c'est à ... Morges! La petite ville suisse, voisine de Lausanne, si charmante (voir billet précédent)...

Sachez donc que pour faire connaitre cet état de fait, le dénoncer et dénoncer les agissements de cette entreprise, une manifestation est organisée samedi 3 octobre à Morges. Si vous êtes dans le coin, joignez-vous à eux...

lundi 21 septembre 2009

Un simple jour...

Peace One Day. Ou comment un gars s'est démené pendant des mois et des mois pour qu'un jour par an, sur les 365, soit consacré à la paix. Ce jour, c'est le 21 septembre.


dimanche 5 juillet 2009

Compte-à-rebours

"Chere Janet,
nous sommes en bonne forme. Nos entrainements s'enchainent, Buzz et moi pratiquons de plus en plus et de mieux en mieux dans le LM. On est même en avance sur notre programme, ce qui n'est pas pour me déplaire. Comme je te l'ai dit, le lancement est toujours prévu pour le 16, au matin. Ca va venir vite maintenant. Dans 10 jours, nous serons là, assis sur le sommet de cette fantastique fusée pour aller décrocher la Lune! Et pour rien au monde je ne laisserai ma place!"

Lettre (imaginaire) de Neil Armstrong à sa femme, 5 juillet 1969

mercredi 17 juin 2009

Ce soir c'est TED

Ce soir, Canal+ diffuse un doc sur TED. Qui est TED? C'est une conférence, qui existe maintenant depuis un p'tit bout de temps, et qui rassemble ce qui se fait de mieux en terme de Technologies, d'Entertainment ou de Design. J'en avais déjà parlé il y a quelques semaines pour "défendre" le net, puisque ces conférences sont accessibles via le site www.ted.com.

On rappellera donc que depuis 1984, et en seulement 18 minutes, des personnalités plus ou moins célèbres et influentes, et surtout compétentes sont venues parler de ce qui constitue leur vie, leur carrière, leurs idées, leurs découvertes. Quelques noms : Al Gore, Yann Arthus-Bertrand, J.J. Abrams, créateurs de series TV dont Lost..., Bob Ballard, découvreur de l'épave du Titanic, entre-autre..., Chris Bangle, chef designer automobile chez BMW, Bono, Richard Bronson, patron de Virgin, Bill Clinton, Norman Foster, architecte, Peter Gabriel etc...

Bref, des idées qui s'échangent, dans un format agréable, accessible, un bouillonnement de culture sur des sujets divers et variés. Un site qui aura forcément sa place dans vos signets!
Ce soir donc, 22h10 sur C+ "TED : 18 minutes pour changer le monde"

samedi 16 mai 2009

Internet vaut-il le coup? Part II


Il y a quelques mois maintenant, suite à un buzz médiatique entourant un simple problème technique ayant rendu inaccessibles les services de Gmail, je m'étais interrogé sur l'utilité d'internet dans nos vies. Ayant pris délibérément l'optique d'une analyse des cotés négatives ou addictifs de la chose. Car internet peut être aliénant, addictif, déviant, vecteur efficace et mondial des plus basses et infectes idéologies...

Heureusement, Internet peut être également un outil, un espace de développement, de partage, de culture, de liberté, de lutte, d'ouverture d'esprit, de création. Si on prend un peu le temps d'emprunter quelques chemins de curiosité, l'internaute a un monde d'idées, d'oeuvres, de connexions à la portée de ses doigts.

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samedi 4 avril 2009

Immunité, impunité?


La huitième et dernière saison de la série "The Shield" vient de se terminer sur Canal, et on avait là une bonne grosse série! Une bonne série à la mise en scène agitée, mouvementée, souvent caméra à l'épaule, vivante, usant de plans serrés, de zooms rapides. Autant dire que ça bouge, ce qui nous plonge directement au coeur de l'action lorsqu'il s'agit de suivre les protagonistes dans les interventions les plus musclées, dans les quartiers chauds de Los Angeles. Cela accompagne le réalisme extreme voulu. On est à LA, avec une brigade de la police impliquées dans d'obscures affaires avec les gangs hispaniques, arméniens, afro-américains qui sont les alter-egos des gangs réels qui gangrènent la mégalopole californienne.

Je ne rentrerai pas trop dans les détails pour ne pas "spoiler" l'intrigue. Sachez que l'action suit ainsi Vic Mackey et ses trois acolytes de la Brigade de Choc d'un quartier de LA. Et tout au long des saisons, on est témoin des activités et des agissements pas toujours réglos des membres de la team empêtrés dans des affaires de corruption, de drogue, d'arrestations musclées, tout cela usant de la protection ou de l'impunité que leur offre leur plaque de flic, le fameux "shield" (bouclier). On notera alors que l'inspiration de la série réside dans une affaire très réelle celle-ci qui a secoué la police de Los Angeles, l'affaire du "Rampart", du nom de la division du LAPD qui fut au coeur d'un énorme scandale dans les années 90. Le réalisme de la mise en scène, de la vie des rues telle que dépeinte, des méthodes empruntées au "Rampart", des scenarii et des intrigues (parfois très complexes) tout cela constitue déjà un terreau fertile pour une bonne série. Il suffit d'ajouter maintenant des acteurs ultra convaincants pour peaufiner l'oeuvre.

Car on retrouve dans ce "show", comme on dit au US pour parler d'une série, tout d'abord l'acteur Michael Chiklis et son crane totalement chauve. Il incarne à la perfection Vic, une vraie bête, trapue, genre rugbyman, à l'expression déterminée, à l'esprit particulièrement aiguisé, qui est le cerveau de la Brigade de Choc. Il n'a pas son pareil pour mentir avec conviction, pour manipuler les gens, ses amis comme ses ennemis, pour monter les gangs les uns contre les autres pour empocher au passage quelques beaux dollars. Il est également l'image même de la complexité humaine, loin des stéréotypes tout noir ou tout blanc que l'on voit souvent au ciné ou à la télé ricaine. Ses méthodes sont certainement discutables, mais son fils autiste, et le reste de sa famille sont les choses les plus importantes pour lui, il est prêt à tout pour les protéger. Lorsqu'il les retrouve, même s'il a du mal parfois à laisser à la porte ses problèmes et son attitude de bulldog, il montre son coté humain et aimant, son coté bon père de famille. Comme une sorte de super héros sans masque (il joue aussi d'ailleurs dans "Les 4 Fantastiques"!!), il disparait ensuite dans les rues de LA pour faire appliquer une justice anti-criminelle qui ne s'embarrasse pas forcément de bureaucratie ou de morale. Ses actions et accomplissements en tant que flic font dès lors souvent monter le score de réussite de résolution d'enquête du Bercail, mais parfois le prix est fort.

Autour de Chiklis, une belle brochette d'acteurs plus ou moins connus, avec d'abord les trois autres membres de la Brigade: Walton Goggins alias Shane, Kenneth Johnson alias Lem et David Rees Snell alias Ronnie. Chacun sa personnalité, chacun sa destinée au sein de la série, et tout au long de celle-ci une amitié profonde qui sera souvent mise à mal, qui sera poussée à la limite de la rupture par le lourd poids de la culpabilité et des agissements de l'équipe. Tentant de maitriser tout ça, l'excellente CCH Pounder alias le Capitaine Claudette Wyms, qu'on avait déjà vue dans Urgences ou X-files. Une femme dans un milieu dur, qui n'est d'ailleurs pas la seule puisque quelques autres personnages féminins forts occupent l'écran. On citera ainsi, en premier guest, Glenn Close qui officiera pendant une saison, dans le rôle du capitaine du commissariat. Une femme de poigne. Autre guest, l'énorme (par le talent, hein!) et impressionnant Forrest Whitaker. Il incarne dans les saisons 5 et 6 un inspecteur de la "police des polices" qui enquête sur Vic et la Brigade de Choc. Un inspecteur intelligent, véritable morpion sur les traces des exactions de la team, tentant par tous les moyens de coincer Mackey & co.

Plongeant le spectateur dans la chaleur multiraciale des rues parfois très mal famées de LA, avec un réalisme et complexité rarement égalés, The Shield est définitivement, à mon avis, une des meilleures séries du genre de ces années 2000. La forme peut surprendre, voire dérouter. Comme souvent, la vision d'un ou deux épisodes n'est pas suffisante pour saisir l'intérêt d'un show de ce type. Je conseille, en cas de doute, de laisser un peu de temps pour que la série fasse son effet. Et dès lors l'accoutumance vous mènera jusqu'à donc cette ultime huitième saison dont le final, quand on a traversé les différentes péripéties avec la team et suivi l'évolution des différents personnages, vous laissera scotché sur votre canapé, comme souvent à la fin de chacun des épisodes.

Pour en savoir plus (attention spoiler!) voir la page wikipedia ou le site officiel.

mardi 24 février 2009

Internet vaut-il le coup?

Tiens, je profite de cette petite animation présentant -encore en anglais, avec un accent british so... british- d'où vient Internet pour poser finalement la question : Internet vaut-il le coup? A quoi sert Internet en définitive? Pourrait-on s'en passer?


History of the Internet from PICOL on Vimeo.

Quelques éléments de réponse après le "Lire la suite" ci-dessous ;o)

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dimanche 22 février 2009

La crise financière expliquée

Bon, ok, c'est en anglais, mais avec une petite anim, pour ceux qui comprennent pas vraiment d'où vient cette satanée crise dont on nous rabat les oreilles, ça peut aider ;o) Quel bordel quand même!!


The Crisis of Credit Visualized from Jonathan Jarvis on Vimeo.

mercredi 21 janvier 2009

Burj Dubai touche le ciel

818, c'est finalement l'altitude définitive (enfin, c'est ce qu'on dit), en mètres, atteinte par la tour Burj Dubai, désormais donc le plus haut édifice humain à la surface de la Terre. La construction de la structure semble en effet avoir été achevée le 17 janvier 2009, alors que l'inauguration aura lieu le 9 septembre prochain (une fois la structure habillée et les différents hotels, appartements, commerces et autres locaux techniques aménagés).

Cette tour, à la fois colossale et d'une certaine élégance, se dresse donc au bord du désert de la péninsule arabique qui voit encore aujourd'hui un développement effréné. J'en avais déjà parlé lors d'un précédent billet donc je n'y reviendrai pas, mais ce nouveau record rajoute donc 310m au précédent, ce qui correspond à peu près à rajouter la Tour Eiffel au sommet de la déjà imposante Tour Taipei 101! De quoi donner le vertige! Rendez-vous maintenant à l'étage-observatoire au 124ème étage tout de même, pour avoir vraiment le vertige...

lundi 19 janvier 2009

Nouveau départ?

Demain sera donc proclamée, à Washington, l'investiture de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis d'Amérique. Une présidence chargée d'espoir et de rêves pour une grande partie des américains, mais aussi pour une grande partie du globe, qu'on le veuille ou non. La charge sur les pourtant pas si larges épaules d'Obama doit être bien plus grande que lorsque Bush accèda au pouvoir. Une charge qui, espérons-le, n'écrasera pas le nouveau président et son équipe. Et des espoirs du monde entier qu'il faudra apprendre à raisonner et relativiser. A l'heure actuelle, et comme ils ont toujours pratiqué, les USA ne s'occuperont que de leurs propres intérêts, même si parfois ils ont fait penser à quelques interventions altruistes. Le gouvernement, il y a fort à parier, s'occupera des problèmes des américains d'abord : le chômage, la crise, le redémarrage de l'économie, l'enlisement diplomatique et militaire en Irak... Ensuite seulement, on pourra essayer de réinstaurer, si c'est encore possible, l'idée d'un leadership américain.
Comme les autres, Mr Obama sera jugé sur ses actes, sur son bilan. Son prédécesseur l'est en ce moment, en même temps que sur ses paroles parfois totalement farfelues voire crétines. Il est légitime d'espérer, avec cette élection symbolique, des actes forts et fédérateurs. Probablement pas des actes fondateurs comme ceux de Washington, Lincoln ou Roosevelt. Laissons donc faire le temps, et souhaitons bonne chance à ce "jeune" homme de 47 ans!

dimanche 4 janvier 2009

Bugatti Veyron contre Eurofighter

Une voiture d'exception. Un avion de combat dernière génération. Une top émission de la télé british. Une piste. Vous mélangez le tout, vous obtenez un bon p'tit moment d'énergie, bien filmé comme seuls les british savent le faire (sur la BBC, chaine publique, au passage). Ca n'apporte pas grand chose, voire c'est totalement inutile, mais c'est pas grave ;o)


mardi 23 décembre 2008

24 décembre...


Image AS08-15-2561 prise le 24/12/1968 à bord d'Apollo 8

A la veille de Noël, ces trois hommes étaient les hommes les plus seuls au monde. Les hommes les plus loin du monde aussi.

Nous sommes en 1968, le monde vient de traverser une période agitée pour le moins. Que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, les étudiants se sont révoltés. Les idées fusent, chavirent, s'entrechoquent. Les coups d'états et d'éclats se suivent en Afrique par exemple. Un pasteur baptiste américain est assassiné, tout comme un sénateur américain. La terre tremble sous ses nouvelles, comme sous les pieds des iraniens. Des B-52 portant la bombe nucléaire tombent chez les pingouins. Le héros soviétique Gagarine tombe lui aussi. Céline Dion pousse son premier cri...

Dans ce climat dépressif, instable, ces trois hommes-là sont allés là où aucun homme n'avait été auparavant. Et ils n'étaient alors "que" des éclaireurs, des gouteurs de l'événement qui se produirait au milieu de l'année suivante.

Anders, Lovell et Borman, en ce 24 décembre 1968, se trouvaient de l'autre coté de la Lune, et voyaient pour la première fois ce qu'aucun homme n'avait jamais vu de ses yeux. La face cachée de notre satellite ne l'était plus. Quelle sensation vertigineuse de se dire alors que ces trois hommes-là avaient la possibilité de voir la Terre depuis là-haut, depuis l'orbite lunaire. La Terre comme une bille.

40 ans plus tard, Franck Borman, Jim Lovell et William Anders, rejoints par 21 autres, sont toujours les seuls à avoir eu cette possibilité. Ce sont les seuls au monde, les seuls sur les milliards et les milliards d'êtres humains qui ont peuplé et peuplent la planète, à avoir vu justement cette planète dans ce qu'elle a de plus spectaculaire : sa petite taille, son incroyable éclat de couleurs dans le noir profond de l'espace insondable qui l'entoure, sa fragilité...

En cette fin d'année 68, ils donnèrent au monde l'occasion de rêver, de lever les yeux vers l'espoir, le ciel, la Lune. Ils donnèrent au Monde une pause dans son impulsion auto-destructrice. De là-bas, à des centaines de milliers de kilomètres de leurs maisons, ils ont été écoutés lors d'une émission télévisée en direct. Un record d'audience pour l'époque. Un message de paix (lo-fi et hi-fi), pratiquement universel, que l'on soit croyant ou pas. Un message qui devrait nous inciter à penser à notre monde comme à un joyau unique, un joyau à préserver, un joyau à respecter.

La NASA propose un mini-site pour revivre cet épisode marquant de la conquète de l'Espace, de la conquète de la Lune. La citation de la Genèse, par les trois astronautes, de l'autre coté de la Lune, reste un des moments historiques modernes que tout un chacun devrait connaitre...

A voir également mon précédent billet...