Konnek-T PhotoBlog

{ Un blog photo d'aviation, de paysage, de ville, en panoramique ou en macro, et même de synthèse. Entre Nouvelle-Zélande et Québec, entre le ciel et la terre, un peu d'écologie ne ferait pas mal non plus. Le Blog de Stéphane Beilliard }

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Blabla

Aventure d'un disque dur



C'est l'histoire d'un disque dur. Oui, je sais, quand ça commence ainsi, on se dit que ça va être barbant, technique, pas drôle voire chiant, et peut-être même dramatique. Je vous promets rien, il y a aura un peu de tout ça, mais l'idée est plutôt de raconter ce qui est arrivé à ce petit disque dur, et qui pourrait arriver au votre. Celui qui ronronne tranquillement là, à quelques centimètres de vous, dans votre ordi. Celui à qui vous confiez, chaque jour, une part de vous via vos photos, vos historiques de navigation, vos emails, vos chats, vos documents, vos lettres d'insultes à l'administration ou à votre assureur, vos fichiers de compte. Ce petit objet technologique dont vous ne savez presque rien, et qui un jour, dans un élan d'ingratitude, peut vous lâcher.

C'est ce qui est arrivé ainsi récemment à mon petit disque dur. Petit, il ne faisait que 500Go. Cinq cent milliards d'octets. Une galaxie dans laquelle étaient stockés photos, dessins, fichiers téléchargés ici ou là, jeux, fichiers perso, morceaux de musique, images de synthèse, modèles 3D. Autant de Concorde, d'A380, de Morane, de Spit, de cellules de calculs excel, de musiques envoutantes ou entrainantes. Autant d'éléments qu'il faudrait, en permanence, surveiller et dupliquer.

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De la relation Photographe-Client

Assez représentatif de certaines demandes pour des photos...

World Press Photo



Alors que le World Press Photo vient de désigner sa photo de l'année 2011, et qu'elle suscite la polémique (qu'est-ce qui ne suscite pas la polémique de nos jours, ma bonne dame?) puisqu'on peut y voir une femme entièrement voilée tenir dans ses bras un homme au Yemen qui n'est pas sans rappeler l'iconographie chrétienne, je tombe sur une sorte de retrospective de toutes les photos de l'année élues par l'organisation indépendante, depuis 1955.

Et force est de constater que globalement, pour être dans le top du concours, il faut faire de la photo de guerre, montrant un désastre, une souffrance, la mort, une situation choquante. Le photojournalisme est peut-être aujourd'hui le dernier vrai nid de photographes pros? Ou alors c'est une sorte de figure imposée, un peu comme pour un acteur, faire un biopic est une garantie d'Oscar?

On note quelques photos choc, impressionnantes puisque soit connues, soit captant un instant décisif, comme la lauréate en 1960 (assassinat de Inejiro Asanuma) ou celle de 1963 (le moine Thich Quang Duc s'immolant) ou encore celle de 1972 (la petite Phan Thi Kim Phuc fuyant les bombardements de napalm au Vietnam)... On note également la forte représentation de scène ayant eu lieu pendant l'engagement américain en Asie du Sud-Est. Mais globalement la sélection montre quasiment toujours soit un mort, soit un instant avant la mort, ou après, des pleurs, de la souffrance et des enfants. Le mélange de ces notions est évidemment possible.

J'ose imaginer qu'il n'y a pas que ça dans le top du photojournalisme... Heureusement les autres galeries du site de l'organisation offrent des approches différentes.

Vers la fin des photos floues...

Ah ça y est, voilà le retour du fantasme. Je vous préviens, plus moyen de louper vos photos!
Déjà on avait les automatismes de base : autofocus, mode programme, TTL... Puis la détection des visages, la détection de sourire... Mais il manquait la "correction" de mauvaise mise au point.

C'est là que Lytro se positionne.
Sur leur site, vous aurez une idée de ce que ça veut dire.
http://www.lytro.com/
Le pitch c'est : vous avez foiré votre mise au point? Peu importe, vous shootez comme un branquignole et une fois sur l'ordi vous faites la mise au point.

A vous de juger.

Mouais.
Mon avis sur la chose : c'est une moitié d'arnaque. Parce qu'en fait, la photo d'origine (en tout cas l'information) est totalement nette, de pratiquement 0 à l'infini.
Le concept de lentilles permet uniquement de récupérer une info de profondeur de l'image (un peu comme une prise de vue 3D... ce qui d'ailleurs à notre époque post-Avatar n'est pas une coincidence). C'est une analyse de parallaxe qui donne alors une sorte de champ de profondeur (un Z-depth) utilisé ensuite par un logiciel dédié pour générer le flou de profondeur de champ. Cette technique est d'ailleurs largement utilisée en images de synthèse.
Finalement, pour conclure, c'est plus une histoire de "faire le flou" que de "faire le point"!

Réflexions automobiles

Je me suis amusé aujourd'hui, le temps d'un petit quart d'heure, à faire quelques observations. Du coté de St-Martin-du-Touch, tout près du Bureau d'Etudes d'Airbus et du siège, je regardais passer les voitures. Le temps était magnifique, l'air juste à la bonne fraicheur. Les gens sortaient du boulot, le coeur léger à l'approche d'un weekend qui s'annonce ensoleillé. A Toulouse, c'est la promesse de belles terrasses bondées et de samedi shopping et de dimanche jardinage, de tonte de gazon et de découvrage de piscine. Le début de la belle vie quoi.

Tous ces gens, et on peut le dire parfois moi le premier, insouciants de tout ce que ce cirque peut signifier. Car alors que je regardais les voitures passer et les avions voler, je n'ai pu m'empêcher de remarquer une chose. La plupart des voitures sont pratiquement vides. Forcément il y a un conducteur, ou une conductrice, mais donc la plupart du temps il ou elle est seul(e). Une, deux, dix, cinquante véhicules passent ainsi, ne transportant qu'une seule personne.

Un crayon, un bout de papier et me voilà faisant des mesures. Tel un gamin au balcon comptant le nombre de voitures rouges, ou de Peugeot qui passent dans la rue (comme j'ai pu le faire étant jeune, avant l'invention de ces sataniques jeux vidéos! ;o)), je me retrouve comptant les voitures mono-occupant et les multi-occupants, les monospaces et les véhicules de petit et moyen segment, les berlines. Un échantillonnage de la circulation de plus en plus importante au fil des années sur cette petite route bordant la voie rapide. 

Les résultats, dans la suite, sont assez intéressants... ;o)

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Tokyo 2010 - L'Ordre et le Chaos

L'ordre et le chaos. C'est presque ce qu'on peut retenir d'une plongée dans Tokyo. On a en effet l'impression qu'en permanence les deux camps s'opposent et se disputent la rue, la vie, les activités des tokyoites. De l'ordre, il y en a de multiples représentations. Les jardins, les sushis alignés, les baguettes, la coiffure des lutteurs de sumo, les plis d'un kimono. Presque dans l’indifférence totale, la ponctualité des métros et trains de la ville renvoie la légende des chronographes suisses au rang des sabliers. Si vous ratez votre train, c'est que vous êtes en retard, lui pile à l'heure. Et sur le quai, remarquez les marquages au sol, ils vous indiquent où attendre et vous mettre en ligne; la rame s’arrêtera exactement là! Une fois dans le train, admirez la propreté et l'absence totale de tags et autre graffitis, ou de chewing-gum au sol. Le métro et le train sont impeccables, ce qui pour un français, et a fortiori un parisien, relève de l'utopie. La culture japonaise y est forcément pour quelque chose.

La rue n'est pas en reste, une certaine impression de propreté se dégage, même si elle est peut-être artificielle. Les immeubles sont alignés et bien espacés les uns des autres : aucun bloc, aucun immeuble ne touche un autre, probablement un résultat d'un standard anti-sismique. Pour permettre une certaine flexibilité de cette croûte de béton et d'asphalte qu'est la capitale japonaise en cas de tremblement de terre, peut-être les ingénieurs ont-ils imposé un espace de pratiquement un demi-mètre entre les tours... Et également la présence d'un escalier extérieur, ce qui apporte alors un caractère hétéroclite au paysage urbain. Car là commence le chaos. Chaos des couleurs des façades, et des revêtements. Céramiques grises ou vertes, peinture rouge ou turquoise, crépi blanc. Formes arrondies ou droites, brillantes ou mates. Toits en terrasse ou inclinés, avec balcons en retrais successifs uniques à la ville. L'ensemble des constructions du centre urbain propose un kaléidoscope grandiose et pittoresque de l'architecture banale de Tokyo. S'y retrouver est une gageure puisque les rues portent rarement un nom, et qu'une adresse fait donc plutôt référence à un bloc, un immeuble et une entrée qu'il vaut mieux avoir repéré sur un plan au préalable! Et ne comptez pas sur le fait qu'une rue peut se différencier d'une autre: les enchevêtrements de câbles électriques, de fils de téléphone, alourdissant dangereusement les poteaux, termineront de vous perdre par leur caractère bordélique et répétitif. Ici on n'enterre pas les réseaux. La maintenance et l'installation s'en trouvent aisées, mais le spectacle est pour le moins confus! Comment s'y retrouver?

Si la cérémonie du thé ou l'agencement des tatamis répondent à des règles strictes d'ordre, la vue des affichages électroniques et des enseignes lumineuses des rues semble elle refléter chaos et exubérance. Ce contraste se manifeste peut-être également dans les délires culturels des japonais, exacerbés dans les quartiers populaires d'Akihabara ou Shinjuku. Costards-cravates et minishorts en jeans. Grandes multinationales et mangas érotiques. Bonzes et écolières. 

Tokyo 2010 - A chaud

Tokyo. Un peu comme New-York, le nom de cette ville évoque pour un européen une destination lointaine, étrange. Plus même que New-York ou Rio. La différence de culture est ici totale. Et la parcourir, le nez en l'air, les oreilles assaillies de mots impossibles à déchiffrer, les yeux au bord de la rupture, de la surexposition, c'est se projeter dans une ville de science-fiction.

Si Shanghai c'est la ville de S-F par l'architecture et les jeux de lumières colorées, Tokyo c'est la S-F par la vitesse et le mode de vie. On se croirait dans Akira, ou Ghost in the Shell, ces animés hors-normes, véritables chefs-d'oeuvre dans leur genre, et qui marquent l'imaginaire. Mais là, c'est "pour de vrai"!

De quelques jours à Tokyo je ne vais retenir que l'essentiel. Pour le moment, la ville tentaculaire me fait l'effet d'une juxtaposition hétéroclite de batiments à l'architecture pratiquement inexistante (si ce n'est un aspect là-aussi parfois un peu futuriste, et souvent particulier à la ville). Accrochées aux murs blancs, ou brun, ou vert, ou jaune, ou gris de ces immeubles quelconques, des enseignes verticales et lumineuses par milliers, jetant sur la rue des flots de rouge, de bleu, de blanc, de vert, de jaune... Des étincelles se reflétant sur le sol et dans les yeux et les lunettes à la mode des passants et des passantes. Une foule jeune, dans ces quartiers aux noms fameux que sont Shibuya, Shinjuku, Akihabara. Une foule de costards cravates dans les districts d'affaires, sans charme particulier, avec leur lot de Starbucks et de McDo. Une foule de jeunes filles hyper branchées, joliment maquillées, à l'allure vestimentaire qu'on retrouve, comme décidément une n-ième "copie chinoise", à Shanghai.

Par de nombreux aspects, il m'est possible de comparer Shanghai, la ville qui voulait être la plus riche de Chine, et Tokyo. Il me faudrait probablement y revenir plus abondamment plus tard, mais la chinoise et la japonaise, même si elles partagent un gout pour le chic, le luxe, la vie urbaine colorée et lumineuse, sont marquées par leurs cultures respectives. Et il apparait une sophistication, un raffinement particulier au Japon que je ne retrouve pas en Chine. Ce n'est pas nouveau on me dira. Mais au moins j'ai des bases de comparaison ;o)

Et comment mieux profiter de ce petit aperçu sur la culture nippone que par le biais d'un tournoi de sumo, le Tokyo Basho! Dans l'enceinte du Ryogoku Kokugikan, un concentré de muscles, de poids, de rituels, de sacré, et de Japon. Une journée commencée à travers un ancien jardin privé de shoguns, poursuivie par une plongée démente dans Akihabara et ses magasins d'électronique et de mangas, et qui se termine par un tonnerre d'applaudissements pour un yokozuna (champion de sumo) victorieux!!

A suivre...

5 trucs plutôt bien à Shanghai

Shanghai c'est plus de 13 millions d'habitants, donc plein de chinois, mais plein partout. Dans les rues, dans les trains, dans les avions, le métro, les magasins, les ascenseurs... Partout. Et ils s'entassent là. Et dans le tumulte de la ville s'étendant jusqu'à l'horizon (qu'on voit pas souvent en plus), on peut se sentir étouffer. Malgré tout, il y a des choses sympa dans cette ville. En voici donc cinq, qui ne constituent que mon avis...

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Satoshi Kon

Le film d'animation lui doit beaucoup, notamment dès qu'il s'agit de démontrer que ce genre de film s'adresse aussi aux adultes, n'en déplaise aux Disney. Le réalisateur japonais Satoshi Kon vient de décéder (cancer) à seulement 46 ans.

Pas forcément très connu dans nos contrées bercées aux Cendrillons et aux Toy Story. Mais pour un peu qu'on s'intéresse à l'animation adulte, Satoshi Kon est là, dans le paysage, aux cotés des Mamoru Oshii, Katsuhiro Otomo ou Hayao Miyazaki (oui oui même ses films à lui, sous l'apparence tranquille de films destinés à un public jeune, ont une lecture adulte). Son premier film, et le premier d'ailleurs que j'ai vu de Kon, Perfect Blue est tout simplement impressionnant de maitrise narrative, traduisant là un don certain pour la réalisation de films marquants. J'ai souvent l'habitude, en parlant de ce réalisateur à quelqu'un qui ne le connait pas, de le comparer à David Lynch, format animation.

Au final, ses films pourraient aujourd'hui très bien se faire en "live", en réel, mais Satoshi Kon semble avoir adopter le langage du dessin et en use avec virtuosité, à tel point qu'on oublie rapidement la forme pour être totalement plongé dans l'histoire, le trouble, le rêve, l'aventure qu'il nous conte. Millénium Actress, dans la lignée de Perfect Blue confirme l'intérêt qu'on peut porter à ce que réalisait ce japonais inspiré, tout comme Tokyo Godfathers ou récemment Paprika.

Sa disparition pourra peut-être être l'occasion pour certains de découvrir ses films, ce que je conseille finalement.

Les Canyons

Après l'Islande, allons voir s'il n'y aurait pas de beaux paysages un peu plus à l'ouest. Une superbe vidéo que je dédicace à Robin, l'américain! ;o)
Les passages éclairés par la Lune sont bluffants...


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