C'en est même surréaliste, avec ses arbres, ses espaces verts, ses monorails...




Evidemment, tout cela est créé avec l'automobile au coeur, vue la taille des artères routières et la construction des autoroutes ceinturant la ville...


Mais la blanlieue de Chongqing est peut-être le prototype de la ville nouvelle chinoise, elle n'est évidemment pas la seule ville présentant des "particularités" urbanistiques de ce genre. On peut voir par exemple à Hong-Kong un quartier qu'on croirait fait en pièces du jeu de société "Risk"...


Guangzhou (ex-Canton), au sud, présentent aussi quelques beaux exemples de quartiers nouveaux. Ici, on peut même y voir la logique toute "Sim City-esque". Ce quartier ceinturé par un mini-périphérique, présente ce qui s'apparente à des immeubles d'habitation, avec des espaces verts, des esplanades, et de multiples terrains de sports. Une ville idéale... Et pour cause, puisque c'est le campus universitaire!


Mais dans le genre degré zéro de l'urbanisme, quelques kilomètres plus au sud-ouest, se trouve ce qui est appelé "Qifu New Village". Est-ce un camp? Est-ce un quartier? Est-ce un hopital? Apparemment simplement un quartier résidentiel... Mais à l'architecture des plus monotones...



Un peu plus au sud, c'est Shenzhen. Petite curiosité routière au passage...


Mais poursuivons ce rapide survol d'une -petite- partie de la Chine par Shanghai, un des coeurs économiques et culturels de la Chine moderne. Et quand on évoque Shanghai, on a évidemment en tête la célèbre skyline du quartier de Pudong, avec ses gratte-ciels hétéroclites et majestueux, comme le nouveau World Financial Center ou la Tour Jin Mao. Cette vue aérienne nous montre d'ailleurs le Financial Center en construction en bas à droite, à coté de la Jin Mao. En haut à gauche la Oriental Pearl Tower, avec ses sphères, et au centre une tour en construction mais surtout une vue imprenable sur les sous-bassements de ces structures de béton, d'acier et de verre érigées sur de... la vase. Car toute cette petite presqu'ile est des plus instables et les chinois ont du rivaliser d'ingéniosité pour assoir leurs édifices sur des fondations après avoir asséché et évacuer la boue et la vase. Une prouesse de BTP à la mesure de la puissance industrielle du pays.


Une puissance industrielle et consommatrice qui est parfaitement visible sur la rive nord du district de Pudong. Cette rive est en effet entièrement industrielle sur une dizaine de kilomètres. On y aperçoit un chantier naval, des ports à conteneurs, un port à charbon, un peu plus au sud un port pétrolier...






Mais en revenant sur des quartiers plus d'habitations, comme à l'ouest vers Songjiang on peut voir encore une fois l'archétype même du développement urbain géométrique...



La Cité Interdite même, à Beijing, avait un plan géométrique, carré, est-ouest/nord-sud. C'est ce qui a modelé le plan du centre-ville de la capitale chinoise. Et dans son expansion, les rues se sont élargies, les autoroutes pénètrent maintenant au coeur de la ville, les six ceintures périphériques drainent toujours plus de voitures. Les images classiques de milliers de chinois à vélo sont bien loin. Et ici aussi, le développement urbain passe par du plan "Sim-City"...


De gigantesques structures sont apparues grâce à l'accélérateur des Jeux Olympiques, comme ici cette gare au sud du centre-ville, ou le quartier olympique au nord, avec son fameux "Nid d'Oiseau"...



A n'en pas douter, avec son milliard et demi d'habitants, et l'expansion économique, les centres urbains de type "chinois", puisqu'il semble juste de les appeler ainsi, vont se multiplier et croitre encore. L'architecture n'y a qu'une place "alimentaire", on peut constater que les immeubles se ressemblent tous, hauts et monoblocs. Seules quelques oeuvres symboliques ont droit à un traitement un peu plus réfléchi, comme la Gare Sud de Beijing, la nouvelle aérogare de l'Aéroport de Beijing (par Norman Foster) ou bien sur les équipements olympiques, sans oublier les différents grands gratte-ciels de Hong-Kong, Shanghai ou Shenzhen... Espérons que l'évolution de ces quartiers monochromes, construits en quelques mois, ne se calquera pas sur celle de nos quartiers français des années 70. Le paysage urbain et social est au départ bien différent certes, mais au final n'est-ce pas l'architecture de l'habitat qui modèle ses habitants?